Vendredi 11 août 2017, L2, 3e j. : Paris FC - HAC : 0 - 3 (0 - 1)

 Peut-être que l'on va commencer à manquer de superlatifs... Mais on ne va certainement pas se plaindre ! Car ce que le HAC nous fait vivre en ce moment est absolument fabuleux : trois victoires en trois journées de championnat, ce qui n'était pas arrivé depuis l'extraordinaire saison 1958-59 (doublé championnat de deuxième division et coupe de France). Sans compter, évidemment, la magnifique qualification en coupe de la Ligue mardi dernier. Oui, le HAC gagne, mais gagne avec la manière, en marquant beaucoup de buts (dix en championnat au bout de trois matches), en n'encaissant pas beaucoup (un seul jusque-là), en jouant haut, en faisant preuve de solidarité... et de talent. 

Talents individuels, bien sûr, cela saute aux yeux. Assifuah est proprement irrésistible (meilleur buteur du championnat avec quatre buts), tout comme Ferhat (meilleur passeur avec quatre passes décisives !), ou encore le jeune Julan (déjà trois buts). Mais pas seulement. Car il y a un vrai talent collectif. Ces joueurs, et pas seulement ces trois-là mais toute l'équipe, font preuve d'une activité inlassable, et c'est ce qui frappe le plus les supporters. L'envie, le pressing, le mouvement, la couverture, dont on plaignait souvent l'absence la saison passée, sont désormais appliqués à la lettre.  Avec les résultats que l'on sait. Et que l'on apprécie ô combien. Il n'y avait qu'à voir et entendre les quelque deux cents supporters havrais (un car, beaucoup de voitures et quelques "expatriés" vivant en région parisienne) que nous étions hier en parcage au stade Charléty. Nous avons fini quasiment aphones, mais ivres de bonheur, avec quelques étoiles dans les yeux et beaucoup d'images de joie dans la tête.

Même si hier tout ne fut pas si simple. La première période fut dominée de la tête et des épaules par les Ciel et Marine - évoluant pour l'occasion dans leur superbe maillot blanc - qui menèrent logiquement à partir de la 27e minute grâce à Assifuah et à une reprise de volée à montrer dans les écoles : chef d'oeuvre d'équilibre et de puissance après un démarquage vivace et d'une efficacité imparable. Une première mi-temps pratiquement à sens unique qui aurait pu et dû se conclure par un score plus large, Assifuah, Mateta, et surtout Bonnet se créant de belles occasions.

La seconde période fut tout autre, même si Mateta donna le ton d'une magnifique tête détournée miraculeusement par le gardien parisien. Les locaux, dans ce stade vide où il doit être difficile d'évoluer pour eux malgré le soutien de deux petits groupes de supporters ayant bien du mérite, poussèrent, eurent un but refusé sur corner (le ballon était largement sorti), puis chauffèrent les gants d'un Thuram dégageant une grande assurance. Le HAC peinait, reculait, n'arrivait pas à remettre le pied sur le ballon. Tanchot changeait alors son système (au passage, les Havrais évoluaient hier soir en 4-4-2), incorporant un milieu, Ayasse, en lieu et place d'Assifuah. Julan, qui avait remplacé Mateta, passsait seul en pointe. Et n'allait pas tarder à se signaler d'un joli petit piqué suite à un ballon de l'inévitable Ferhat. Le HAC faisait le break à dix minutes de la fin, avant de creuser définitivement l'écart dans les arrêts de jeu après un festival de Fontaine qui mettait dans le vent un lot de Parisiens avant de se faire sécher, mais Julan avait bien suivi et concluait victorieusement. 3 à 0, la messe était dite, et nous, en parcage, complètement bluffés et ravis, admiratifs et heureux, n'avions plus qu'à savourer ces trois points supplémentaires.

Historique, donc, ces trois victoires. On aime cela, on y prend goût, et on ne va pas bouder notre plaisir. Le carpe diem est de rigueur, pas l'enflammade. Le rêve est permis, pas l'anticipation. Alors nous, qui sommes très impliqués tous les ans dans le soutien de notre club, savourons. Nous sommes là pour célébrer ces victoires, nous serons là aussi quand cela ira moins bien... Si un jour cela va moins bien ! Non, ce n'est qu'une boutade, le HAC ne gagnera pas ses 38 matches (quoique...) mais, au risque de nous répéter, le plus important sont cet état d'esprit, cette envie et cette solidarité. Parce qu'ils conditionneront tout, notamment la suite des événements. Et cette suite est pour le moment la venue de Valenciennes vendredi au stade Océane. On espère que les Havrais suivront, comprendront qu'il se passe quelque chose. On vous attend en tout cas nombreux, avec la même envie qu'un Youga, la même conviction qu'un Thuram, le même enthousiasme qu'un Coulibaly ! Les amis, ça bouge au HAC, c'est plaisant, ça donne du bonheur, alors ne ratez pas cela !

 

Paris FC - HAC 11

Paris FC - HAC 11

Paris FC - HAC 11

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Suivre un match de foot dans un stade d'athlétisme, pas simple...

Paris FC - HAC 11

 Zinedine Ferhat

Paris FC - HAC 11

Jean-Philippe Mateta

Paris FC - HAC 11

Yacouba Coulibaly

Paris FC - HAC 11

La magnifique reprise d'Ebenezer Assifuah offrant le premier but aux Havrais

Paris FC - HAC 11

Ebenezer Assifuah

Paris FC - HAC 11

Alexandre Bonnet

Paris FC - HAC 11

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Paris FC - HAC 11